Sous la direction d’Isabelle Boof-Vermesse, Bruno Monfort, Anne-Marie Paquet-Deyris et Anne Ullmo

 

Jeu fluide qu’inquiéterait le ballet subreptice des métaphores, The House of Mirth, somptueux roman de Wharton, prend et donne la mesure de la théâtralité du social et de la facticité du réel. Exclue du cercle enchanté, l’héroïne livrée au délitement des certitudes donne corps à un mystère de la grâce. Le sombre naturalisme d’une certaine tradition du cinéma vient le relayer un siècle plus tard : dans l’adaptation filmique de Terence Davies, la mise en scène étudiée trace l’épure d’une chute inexorable faute de catharsis. Le succès critique et public du film comme du livre se nourrit ainsi de l’échec de Lily Bart.

Sommaire

  • Introduction, par I. Boof-Vermesse, B. Monfort, A.-M. Paquet-Deyris et A. Ullmo
  • Intuitions littéraires : le trauma dans The House of Mirth d’Edith Wharton, par Marc Amfreville
  • L’étrangeté du Heim dans The House of Mirth, par Richard Anker
  • L’ingénieux corset des métaphores : figures, méta-figures et anti-figures dans The House of Mirth, par Bruno Monfort
  • Les Belles-Lettres ou la relève du courrier, par Agnès Derail-Imbert
  • « Incommunicable grace » : le don occulte de la grâce dans The House of Mirth d’Edith Wharton, par Michel Imbert
  • (W)ri(gh)ting Lily : The House of Mirth or the impossible spelling out of the sign, par Amélie Ducroux
  • The House of Mirth and the Multiple Dialogues of Adaptation, par Wendy Everett
  • Lily Bart, de la femme objet à la femme perdue : la difficile inscription du sujet, au prisme du mélodrame hollywoodien, par Gilles Menegaldo
  • « Why do we always play this elaborate game?  » Variations sur le jeu dans The House of Mirth de Terence Davies, par Emmanuelle Delanoë-Brun
  • Loi du genre et règle du jeu : The House of Mirth au prisme du mélodrame, par Jean-François Baillon
  • Les auteurs


2014 – 144 pages – Format : 17×23 cm
isbn : 978-2-84016-194-3 – Prix : 12€
Langue : français/anglais

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